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 Synopsis ♦ Contexte du forum.

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« Narrateur »
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MessageSujet: Synopsis ♦ Contexte du forum.   Dim 12 Déc - 17:28

« La Damnation des Âmes. »



Le progrès. De tous temps, c’est la recherche du progrès qui a poussé les hommes en avant, c’est cette quête éternelle de la perfection qui sert de vent au bateau de la société humaine. En Amérique, en France, en Chine, au Japon, en Corée, partout dans le monde industrialisé, les usines recrachent sans discontinuer des nuages toxiques dont le thème reste tabou, même chez les écologistes impuissants, et malgré les chercheurs qui tentent de rassurer les populations en disant qu’ils ne polluent pas l’environnement, tout ce qui est voué à l’échec quitte les éprouvettes des usines et des laboratoires pour rejoindre l’eau des rivières. Oh bien sûr, cela avait des conséquences désastreuses sur le climat, et les hommes eux-mêmes s’en rendaient compte. Les degrés variaient, montaient et baissaient, les animaux mourraient, les usines continuaient de polluer les rivières, qui contaminaient d’autres animaux qui y buvaient, qui contaminaient les hommes qui mangeaient les animaux ayant bu à la rivière dans laquelle les produits chimiques se déversaient en toute discrétion, mais peut-être pas en toute illégalité. Car derrière tout ça, l’argent primait, car chaque fois que quelque chose de nouveau était découvert, le pays touchait une énorme prime, gagnant du même coup beaucoup d’argent. Alors évidemment, la colère des écologistes, qui multipliaient les pétitions et les manifestations, n’avaient strictement aucune valeur, car faire fermer les usines et faire cesser ces malversations chimiques serait renoncer du même coup à des milliards d’euros. Entre la propreté de la planète qu’on quitte invariablement et un gros chèque où s’alignent six ou sept zéros, la question ne se posait même pas. Et les hommes, pas tellement portés sur l’écologie qui se montrait vaine et dépensière, continuaient de s’intoxiquer sans s’en rendre compte, en profitant pour se goinfrer de médicaments dès le premier signe avant-coureur de la douleur, leur peur la plus secrète.

Avec la menace de la Corée du Nord, qui envoyait fréquemment des prototypes de bombes aux confins des grandes villes, chaque pays industrialisé cherchait à créer une arme de destruction massive qui, s’il ne pouvait anéantir le dernier bastion du communisme, permettrait au moins de l’impressionner pour qu’il cesse ses exactions. Cette super-arme, devenant au fil du temps quelque chose de concret, fut testée sur différents cobayes, acceptant de tester dans l’espoir de gagner un peu d’argent. Malheureusement, aucun d’entre eux ne survivaient à l’injection des produits créés, trop agressifs pour un organisme humain. Après des années de recherche, et de camouflage de la mort violente des cobayes, les chercheurs finirent par abandonner, et balancèrent le contenu de leurs fioles dans les rivières. Et sans le vouloir, ils réussirent à créer la super-race, qui devint rapidement incontrôlable. Le même schéma se répéta. Les animaux buvaient à la rivière, moururent, mutèrent pour s’adapter. Les hommes mangèrent les animaux, certains moururent, et après une vague de décès, les gouvernements inquiets commencèrent à se poser des questions. Les autres, ceux qui n'étaient pas morts, mutèrent. Sens plus aiguisés, odorat perfectionné, ouïe captant les ultrasons, vue performante, instinct exacerbé par quelque chose de sauvage et d’oublié … Les hommes, peu à peu, se transformaient en bêtes, du moins intérieurement. Et il s’avéra que lorsqu’un de ces hommes mutés mettait au monde des enfants, chaque enfant avait, lui aussi, acquis ces mutations génétiques irréversibles. Les mutés gardèrent leur secret bien longtemps, mais un jour, il apparut au grand public, quand l’un d’eux laissa brusquement libre court à son instinct. Voir un homme se transformer brusquement en chat suscita une vague de panique dans la foule, et ils découvrirent les mutations, et organisèrent des tests de dépistage pour marquer les mutés, comme les nazis marquaient autrefois les juifs d’une étoile jaune.

Et, comme les nazis avant eux, les hommes ne voulurent plus de cette nouvelle race, incontrôlable, qui se multipliait à chaque naissance. Un muté mettant au monde deux enfants mettait deux nouveaux mutés au monde … Donc deux menaces potentielles de plus ! Les citoyens apeurés firent pression sur le gouvernement, qui déclara l’état d’urgence. Certains métiers furent interdits aux mutés, on devait les reconnaître du premier coup d’œil, et finalement, ils décidèrent de les parquer. Non pas dans des camps de concentration, mais sur une île perdue au milieu du Pacifique. Sur cette même île où on finit par envoyer des êtres humains, meurtriers et violeurs, dont on ne voulait pas en prison pour cause de trop grands dangers. Devant faire face ensemble, les hommes ayant muté virent une organisation jaillir en leur centre, organisation qui prônait la hiérarchie, le respect de ses chefs, l’association face aux humains. Elle connut un franc succès chez les mutés, mais fut nommée péjorativement la secte par les mutés en désaccord ou les êtres humains. Le reste des hommes de la super-race, cible privilégiée de la secte ou des hommes normaux, décidèrent également de se regrouper entre eux, autour d’un chef n’ayant pas de réelle utilité, sauf pendant les situations d’urgence. La secte, dégoûtée, nomma ces parias les rebuts. Mais ces derniers, les rebuts, s’ils ne vivaient pas en prônant une hiérarchie stricte et inchangeable, se serrèrent les coudes entre eux, s’aidèrent les uns les autres, et commencèrent à vivre en une petite communauté que rassemblait un même lien social, l’union contre les autres pour mieux vivre en paix.

Et sur cette petite île, qu’on finit par nommer Alchimie, le temps passa. Oh bien sûr, personne n’oublia qu’un jour, leurs ancêtres avaient vécu sur les grands continents. Mais les iliens, eux, recréèrent une société à leur manière, avec une ville unique, grande et sonore, mais surtout dangereuse, puisque les conflits entre la secte et les rebuts avaient lieu à chaque coin de rue. Les gens se jaugeaient d’un air peu amène, car s’il était possible à un muté de reconnaître ceux de son groupe, il était néanmoins impossible à tous, hommes comme mutés, de reconnaître ceux qui n’appartenaient pas au groupe qu’on avait choisi d’intégrer, plus ou moins librement … Et chacun essayait vainement de percevoir la nature de l’autre. Le temps, immuable et serein, poursuivait quant à lui son cours, assistant avec désintérêt aux efforts des uns pour brimer les autres. Cependant, dans la ville-capitale éponyme d’Alchimie, quelque chose est en train de changer. Les hommes, en effet, s’ils ont conscience d’être les descendants de tueurs ou de violeurs, ne veulent plus subir la pression des deux groupes de mutés qui peuplent la ville. Et semblent bien décidés à s’en débarrasser … La secte et les rebuts, quant à eux, s’ils continuent à se taper dessus plus ou moins fréquemment, tentent de rester le plus discret possible, ne tenant pas spécialement à être éradiqués comme de vulgaires nuisibles.

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